Petite intro!

salut le monde!

Donc voilà, je fais le grand saut (et sans parachute, je tiens à le préciser!), ça fait longtemps que ça me trotte dans ma tête. Il fallait que je le sorte pour éviter de me griller trop de neurones (déjà que, je n’en ai pas un max!) 
Bon ! Dans un premier temps, je tiens à vous préciser que je ne suis pas un écrivain ! J’ai toujours été nul à l’écrit. Je n’ai jamais été foutue de coucher sur du papier mes pensées, mes réflexions et autres thèses et antithèses (filière littéraire…) au grand dam de mes profs de Français et de philo (7 aux bacs pour les deux). Mais par contre, je suis une oratrice, une diseuse d’histoire (15 en oral de Français et 17 au rattrapage en philo!). Des histoires, j’en ai plein la tête. Certains diront peut-être que j’en ai trop ! Ce qui fait qu’on dit souvent de moi que je suis dans la lune ou trop imaginative. Mais ce n’est pas grave, j’assume (Rock’n'roll)! Enfin bref, je m’égare un peu. Donc, comme je disais, je me lance. Sans bouée, ni brassards, je me jette à l’eau ! Eh oui, même si je suis nul en orthographe (je m’en excuse déjà d’avance et vous jure que je fais le plus d’effort possible pour ne pas vous froisser). Même si ma grammaire est défaillante. Pour mon lexique, je pense que mon répertoire contient quelques jolis mots qui devraient ne pas me faire rougir. Je compte sur vous pour me dire si cela vous plaît ou pas ! Me faire part des petits problèmes qui pourraient s’être glissés (à l’insu de mon plein grès) dans mes lignes.

 

Bonne lecture!

 

 

Pour plus d’infos sur Alyana and Co, il y a une page Facebook:   https://www.facebook.com/alyana.dedaharko.7

Publié dans : Non classé | le 20 août, 2017 |Pas de Commentaires »

chapitre premier

 

Chapitre 1 : le réveil

cœur de feu et de glace

Si tu te réveilles mal ! Rendors toi! Car, forcement qui dit réveil pourri dit journée pourrie

 

10 000 tambours assourdissants jouent à un rythme effréné dans ma tête. À chaque battement de mon cœur, j’ai l’impression qu’elle va exploser. Mon corps est lourd comme s’il avait été coulé dans du plomb. Bordel de merde ! Que ce vacarme cesse ! Je vais mourir. Un grognement sort malgré moi du plus profond de mon être. Une caresse légère frôle mon visage et une douce mélodie parvient jusqu’à moi ! Il me faut un moment pour reconnaître la berceuse que chantait ma mère quand j’étais enfant :

 « Mon bébé, mon doux bébé ne pleure pas

Ne t’inquiète pas je suis là près de toi.

Je veille sur toi.

Mon bébé, mon doux bébé, tu es mon amour, tu es ma vie

Tu es mon jour et tu es ma nuit, je t’aime à la folie

Mon bébé, mon doux bébé ne pleure par ne t’inquiète pas

Maman et papa sont là nous te protégerons dans le giron de nos bras. »

Mon père et ma mère ! Je les reconnais. Le bruit des tambours s’apaise pour devenir qu’un simple murmure. Mon corps s’allège et je peux commencer à le remuer. Mes yeux se sont ouverts et les doux visages de mes parents m’apparaissent. Ma mère magnifique femme aux yeux ambrés border de longs cils noirs. Un visage aux traits harmonieux. Fait de douceur et de rire, comme le témoignent les petites rides autour des yeux et les fossettes qui apparaissent à la commissure de ses lèvres. Ses cheveux noirs aux reflets bleutés cascadent en boucles soyeuses jusqu’au bas de son dos. Ils font ressortir la couleur diaphane de sa peau. Mon père, véritable montagne de muscle avec un visage taillé au couteau. Des pommettes hautes, un nez droit et des yeux d’un or éblouissant qui lisent à l’intérieur de votre âme. Des longs cheveux d’un blanc immaculé qui comme une crinière lui descendent jusqu’aux épaules et  lui donnent une aura divine.

-Ne recommence plus jamais ça ! À partir d’aujourd’hui fini les arènes, fini les combats. Et je t’interdis formellement de mourir, c’est clair jeune fille ?

Mon père me fixe avec son regard perçant. Celui qui vous fait sentir toute petite et coupable même si vous êtes innocente. Je comprends rien de ce qu’il me dit. Pourquoi m’interdire de mourir

-Chéri, tu ne peux pas lui interdire de mourir ! Seuls les dieux décident de notre destin. Et soit plus doux avec elle. Cela fait une semaine que nous attendions qu’elle se réveille. Si tu lui cries dessus dès qu’elle ouvre les yeux, tu risques de la braquer. Et quand elle est braquée, je finis toujours avec la migraine. Tu ne voudrais pas que j’aie la migraine, n’est ce pas mon amour ?

J’ai dormi pendant une semaine? J’ai failli mourir? C’est quoi cette histoire ? Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Je me souviens de rien. Enfin si, je me rappelle d’avoir foutu une branlée à Slekfit. Un Orc imbu de lui-même qui pense qu’une faible femme est bonne qu’à donner du plaisir au mâle dominant. Je l’ai mis ko après un combat assez facile. Je me suis dirigée vers les juges de l’arène, afin qu’ils me déclarent vainqueur. Après ça, rien ! C’est le trou noir. Je m’assoie sur le lit et questionne mes parents, vu que ma mémoire est défaillante. Le sourcil droit de mon père se relève et une lueur pétillante apparaît  dans ses yeux. Quand mon père a cette expression, c’est que j’ai fait une connerie et que cela l’a bien fait marrer ! Qu’est ce que j’ai fait pour l’égailler à ce point ?

- Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? - Tu ne te rappelles de rien?

Je ferme les yeux et j’essaie de me remémorer ce qui avait bien pu arriver ! Je me souviens de mettre tenue bien droite devant le jury, sous les acclamations du public. Je me rappelle entendre l’orc gémir de douleur derrière moi. Je n’arrive pas à me rappeler la suite. Je me concentre sur ma respiration en faisant le vide en moi. Je sens mon cœur ralentir et mon esprit aller au plus profond de moi-même. Me souvenir ! Plonger en état de transe, je fais un bond dans le passé et revois la scène comme si j’étais simple spectatrice. Je me vois au centre de l’arène fière et victorieuse devant les trois membres du jury. Derrière moi mon adversaire inconscient sur la terre battue baigne dans son sang. Inconscient ! Non, je le vois se relever doucement en gémissant, saisir une épée et d’un saut franchir la distance qui nous sépare pour me transpercer le ventre jusqu’à la garde. L’enfoiré! Il m’a embroché comme un vulgaire morceau de viande ! La surprise se peint sur mon visage. Mais quelle débutante ! Toujours s’assurer que son ennemi est bien dans les vapes avant de crier victoire. Je venais de payer mon erreur. Je ne peux retenir un cri d’épouvante. Je suis pétrifiée sur place. Je regarde la scène qui se déroule devant moi avec horreur. J’ai bien failli mourir. Je me demande même comment, j’ai pu survivre à ça. Je m’observe saisir des deux mains le pommeau et extraire l’épée dans un grognement sourd. Soudain, une déflagration magique souffle tout sur son passage en un cercle parfait. Je suis projetée en arrière. Devant moi, se passe une scène incroyable. Je lévite à un mètre du sol. Mes cheveux du même blanc que ceux de mon père sont devenus aussi noirs qu’une nuit sans lune. Mon œil droit flamboie d’un feu rouge et or éclatant. Le gauche est d’un feu bleu et blanc. Une explosion de lumière me force à fermer les yeux. Quand je les ouvre, je me retrouve devant un dragon d’environ 5 mètre de haut. Sa crête est du même noir que l’étaient mes cheveux. Il a un œil rouge et or, l’autre bleu et blanc. Ses écailles sont noires avec un reflet lunaire légèrement bleuté. Sur son dos et ses flancs, on pouvait y voir des tatouages dorés symbolisant les 4 éléments. Le dragon tend son long cou et lève sa tête majestueuse vers le ciel. Il se met à pousser un rugissement de colère. De la fumée sort de ses naseaux. De sa bouche jaillit un jet de flammes qui inondent l’arène. Les gens se mettent à courir dans tous les sens pour s’enfuir. C’est la panique totale ! Un mouvement sur le côté m’alerte. Je vois ce traître d’orc prendre la poudre d’escampette. Le dragon l’a aperçu aussi. Et d’un mouvement vif, il le saisit dans sa gueule et le gobe ! J’avais bien dit que j’en ferais qu’une bouchée, mais je ne pensais pas que ça serait dans ce sens. Le dragon rugit de nouveau, mais d’un son plus caverneux et métallique. Un jet de glace sort de sa gueule béante. Je suis sous le choc. Un dragon ne peut pas cracher du feu et de la glace. J’ai bien compris que ce dragon, c’est moi. Même si je suis latente depuis ma naissance, je suis un dragon. Les dragons sont des métamorphes. Ils naissent sous leur forme animale. une fois sevrés, ils acquièrent le pouvoir de se changer en humain. Bien sûr, pour moi, il s’agit d’une autre histoire. Allez savoir pourquoi, je suis née humaine. Sûrement une blague pourrie d’un des innombrables dieux que mon cher père a dû foutre en rogne. C’est une habitude chez lui. De nature divine (il est le fils d’un dieu), son passe-temps favori est d’aller chatouiller sa divine famille. Il existe deux sortes de dragons. Les dragons de feu qui crachent du feu et les dragons de glace qui crachent de la glace. Un cœur de feu ou un cœur de glace. Alors un dragon qui possède le feu et la glace, ce n’était pas possible ! Confuse, je sens mon esprit reprendre pied et revenir à la réalité.

-De la glace ? De la putain de glace ! Du feu et de la putain de glace ! Je crie ces mots à m’en faire éclater la gorge. Je regarde mes parents dans l’attente d’une explication. -Je savais bien que tu avais un petit truc en plus ! Mon père me regarde avec beaucoup de fierté. Mais j’aurais jamais pensé à la glace. Ma fille est une reine de glace. Ça doit venir de ta mère, elle a toujours eu un petit coté réfrigérant quand elle est en pétard ! Ma mère d’un geste gracieux le tape derrière la tête. -Arête de raconter n’importe quoi. Tu te rappelles de la prophétie des jumeaux divins ? Si je m’en rappelle ? Quelle question ! C’est la prophétie de mon père et de son frère le roi des dragons de glace ! Elle a vu le jour à la naissance des jumeaux maudits, ceux qui sont à l’origine de la guerre des dragons.

Les premiers jumeaux seront maudits

Les cœurs royaux seront détruits

La glace et le feu à jamais ennemis

Tant que battra le cœur du conflit.

Lorsque viendront les jumeaux divins

L’amour de deux frères marquera la fin.

La glace et le feu s’aimeront enfin.

Oui, je m’en souviens. Je ne vois pas en quoi ça explique que j’ai craché de la glace.  Ma mère me prend la main. -Ma chérie avec ton père et ton oncle, nous avions décidé de taire la fin de la prophétie. -Mais pourquoi ? Elle n’est pas bonne pour nous cette fin ? -La fin est annonciatrice de 4 autres prophéties. Mais pour le moment, elles ne se sont pas fait entendre. En disant cela, ma mère jette un coup à mon père. Celui-ci hoche la tête pour l’encourager à continuer. -Je vais te dévoiler la prophétie en entier :

Les premiers jumeaux seront maudits

Les cœurs royaux seront détruits

La glace et le feu à jamais ennemis

Tant que battra le cœur du conflit

Lorsque viendront les jumeaux divins

L’amour de deux frères marquera la fin

La glace et le feu s’aimeront enfin 

Alors viendront quatre prophéties pour le bien

La première fille possédera toutes magies confondues

Le premier fils portera la couronne perdue

La deuxième fille sera aimée d’un dieu déchu

Le deuxième fils sera couronné dans un monde inconnu.

-Nous pensons que la première fille pourrait pourrais être toi. Mais ne t’inquiète pas tout va bien se passer ! Tu vas être entre de bonnes-mains maintenant. Tu vas pouvoir appendre à maîtriser la magie. Nous allons te laisser te reposer et nous discuterons plus tard de ta scolarisation !

Mes parents se lèvent et sortent de la chambre en fermant doucement la porte derrière eux. Je suis encore un peu dans les vapes. Les mots que viennent de dire ma mère commencent à peine à se faire comprendre. SCOLARISATION ! Pleinement consciente et parfaitement éveillée, je me redresse dans mon lit. Je cherche à faire le point. Scolarisation de quoi ? Scolarisation comme scolaire qui veux dire école ? Mais école de quoi Bordel ! Quelle école à 21 ans ? Je bous de colère. Je suis tellement furieuse que je vois de la fumée sortir de ma bouche. Ce n’est pas bon du tout. Prise de panique, je mets mes mains sur mes lèvres. J’allais quand même pas me mettre à cracher du feu ? J’attends un peu, les mains toujours sur ma bouche, le temps de me calmer. Puis, je me lève et cherche des vêtements à mettre sur le dos (Je suis simplement vêtue d’une chemise de nuit blanche manche longue qui m’arrive jusqu’aux chevilles. Une chemise de nuit de grand-mère. En résumé hors de question que je me balade avec.). La chambre dans laquelle je me trouve est petite. Environs 9 mètres carrés. Elle est composée d’un lit une personne. En face, se trouve un bureau collé au mur. Entre le lit et le bureau, il y a une commode et au-dessus une fenêtre. La porte se trouve à l’opposé de celle-ci. J’ai ouvert la commode et j’ai trouvé un chemisier et une robe. les deux de couleur grise. La robe me comprime un peu la poitrine, mais je ne m’étonne pas. J ’ai une poitrine très volumineuse et les poitrines généreuses sont souvent boycottées dans le monde du prêt à porté. Comme les culs bien ronds et les hanches bien pleines. Ce qui est cool, quand on est un combattant d’une arène, c’est qu’on a son propre tailleur pour fabriquer nos tenues de combat, j’ai réussi à faire en sorte que le mien me fasse aussi mes vêtements civils. Je continue de chercher dans la chambre, mais je ne trouve ,pas de chaussures. Pas grave marcher pied nus ne me dérange pas. Je quitte la chambre pour me trouver dans un grand couloir. Il y a plusieurs portes d’un côté comme la mienne et de l’autre un mur où sont fixés des flambeaux et des tableaux représentants des personnages inconnus. Je ne me suis pas attardé dessus et j’ai pris vers la droite. Au bout du couloir, se trouvent des escaliers. Je les descends et me retrouve dans un immense hall. En face de moi une lourde porte en bois sculptée composée de deux battants avec de grosses poignées en fer en forme de tête d’aigle. L’une d’elles, est entrouverte et on peu voir qu’elle donne à l’extérieure. À droite, un couloir. A gauche, une porte à doubles battants moins imposante que celle donnant à l’extérieur. Désorientée, je reste plantée là. Où sont partis mes parents ? Ils ne m’ont pas abandonné ici quand même ? Je sens une masse se poser sur mon épaule. Je jette un coup d’œil et vois une grosse main dans un gant de cuire noir.

-Tu t’es perdu apprentie ?

Une voix masculine un peu rauque me parvient. Je me retourne et me trouve nez a nez devant le plus bel homme qui m’est été donnée de voir. Des yeux d’un turquoise flamboyant, une bouche pleine et généreuse, un nez droit, une peau matte et une cicatrice en forme de croissant de lune au coin de l’œil gauche (très sexy).

-Je t’ai demandé si tu t’es perdue ?

Je ne peux pas m’empêcher de le regarder. Ou plutôt de le dévisager. Il est tellement beau! Des images érotiques enflamment mon imagination. Je le vois remuer ses lèvres alors qu’il me parle. Je les imagine parcourir mon corps langoureusement. Je sens des papillons dans mon ventre et une chaleur se propager sur toute ma peau pour se concentrer vers un point humide entre mes jambes. Punaise, je me le ferais bien pour mon 4h voire même mon déjeuner, mon dîner et mon petit dej.

-Tu te sens bien ? Tu comprends ce que je te demande où c’est trop compliqué pour toi ? Depuis quand, il accepte des simplettes comme apprenties ?

« Simplette », ce mot me sort de mon fantasme comme si je venais de recevoir une gifle en pleine face. Monsieur Sexy vient de me traiter d’idiote. Trop beau, trop con ! J’aurais dû m’en douter. Merde, je suis trop déçue. C’est comme si, je venais de m’apercevoir que mon dessert favori que j’allais m’enfiler était infesté de vers. Beurk ! Je baisse les yeux sur sa main toujours posée sur mon épaule. Je donne une petite tape dessus et remonte mon regard vers le sien! Je lève lentement ma main vers son visage et soulève mon majeur triomphant avec un petit sourire en coin. 

-Voilà ce qu’elle te répond la simplette, Connard ! 

Et ni une ni deux, je tourne les talons et sort de cette maison, école ou château à la noix.Une fois dehors, il me faut un temps d’adaptation pour m’habituer à la luminosité de soleil. Un majestueux parc s’étend devant moi. Une pelouse d’un vert intense, des arbres et haies fleuries de mille et une couleurs. C’est magnifique ! Un peu plus haut, je vois deux silhouettes dont une parée d’une chevelure blanche.

-Papa ! Maman ! Attendez moi !

Je m’apprête à m’élancer vers eux quand un étau de glace me saisit par les bras et me force à me retourner. Monsieur sexy connard me fait face. Les traits déformés par la fureur. Oups ! Je crois que je vais en prendre pour mon grade. Je relève le menton crânement et le regarde doit dans les yeux. Je ne mourrais pas sans dignité.

-Sais-tu qui je suis, Apprentie ?

-À part un gros connard, non . Mais en même temps, ce n’est pas comme si cela m’intéressait.

Holalala ! Je crois bien que si un regard pouvait tuer, je serais morte à l’instant. Sa fureur est telle que je commence à avoir chaud aux fesses. Je continue de le provoquer du regard quitte à être suicidaire, au temps l’être jusqu’au bout. Il commence alors, à me détailler de haut en bas et de bas en haut. Il est vraiment impressionnant. Je dirais même terrifiant avec cette rage meurtrière au fond des yeux. Ses traits sont tendus. Je vois sa mâchoire se crisper et les veines de son cou saillir. Il sert les poings comme s’il était prêt à me frapper. Si tu veux de la bagarre, il n’y a pas de problème. Moi aussi, j’ai besoin de me défouler. Ma journée a mal commencée. Un réveil douloureux, un corps en compote, le cerveau brouillé et en prime mes parents veulent me foutre à l’école ! 

-Je suis le prince héritier Aradan, du peuple des elfes noirs. Seigneur des arènes du nord et de l’arène noire. Maître de guerre de la cours sombre et maître d’armes de cette école.

Bon! alors là, je pense que je viens de me frotter à la personne qu’ il ne fallait pas. Maître d’arme de cette école, je m’en fous un peu. Seigneur de l’arène noire, ça ne m’impressionne pas. Je suis moi-même seigneur des arènes du sud et de l’arène sanglante. Mais pour ce qui est de maître de guerre et prince héritier, c’est une autre histoire. J’ai intérêt à me calmer ou c’est l’incident diplomatique !

-Tu me dois obéissance et respect ! Et les petites apprenties prétentieuses et trop sures d’elles comme toi, j’en vois chaque année. Et crois moi, elles ne font pas les fières longtemps ! 

Prétentieuse ? Trop sûre de moi ? Aux oubliettes, les excuses, la petite apprentie va te moucher direct.

-Et toi sais tu qui je suis ? Je suis la princesse Alyana Dedaharko du royaume des dragons. Seigneur des arènes du sud. Et quand on me chauffe de trop, je deviens un dragon de 5 mètres avec un mauvais caractère et un gros appétit. Il y a une semaine, j’ai bouffé un orc pour l’apéro et m’enfiler un prince héritier au goûter, ça ne me dérange pas du tout. Au contraire, j’ai la dalle !

Pour ça, faudrait que j’arrive à me transformer en dragon une nouvelle fois, et ce n’est pas sûr que j’y arrive. Mais, il n’est pas obligé de le savoir. Et pour l’ arène sanglante, je préfère le taire. Pourquoi je ne dis rien ? Déjà, l’arène sanglante est pour la plupart, une légende. C’est une arène sans fois ni loi, qui réunit les combattants les plus cruels et sanguinaires. Mes parents ne le savent pas et j’aimerais qu’ils restent dans leur ignorance. Ses yeux se sont écarquillés au fur et à mesure que j’avance dans la présentation. Il commence, alors,à me détailler de haut en bas et de bas en haut. Cela commence à devenir une habitude chez lui. Pas sur que je le prenne bien. Il me lâche enfin et recule d’un pas. Il ferme les yeux et se pince l’arête du nez en soufflant fortement.

-Quand quelqu’un se tient comme ça devant ma fille, c’est qu’elle a usé de sa langue de vipère et de son caractère de cochon. Je vous présente mes plus humbles excuses en son nom et en celui de ma famille. En tant que père et roi, j’essaierais de lui mettre un peu de plomb dans la tête. Même si je sais que ça ne servira pas en grand chose. Ma fille est un cas désespéré, et je compte sur cette école pour lui donner l’éducation que je n’ai pas su lui inclure.

Je regarde mon père, les yeux exorbités et la bouche grande ouverte. C’est de lui que j’ai hérité mon caractère ! Depuis mon enfance, je ne fais qu’entendre le fameux « tel père, telle fille ». C’était son idée de m’envoyer à l’âge de 5 ans chez mon oncle maternel, ancien seigneur des arènes du sud, pour me former. Ma latence me rendait faible. Et ma faiblesse faisait de moi une cible idéale pour les ennemies de la couronne de feu. Pour un dragon, plus la femelle est violente et pleine de verve, plus elle est désirable. Comme je ne pouvais pas me transformer, il fallait que je sois la plus violente et la plus virulente, afin d’espérer une bonne union. Je peux vous dire, que chez les dragons, je suis très désirée. Je m’apprête à riposter, quand d’un regard en coin, mon paternel me fais comprendre de la fermer. J’aime mon père, mais il y a des fois, un petit parricide me tenterait bien. Je jette un coup d’œil à mister sexy connard. Un petit sourire s’étire sur ses lèvres. Le bien heureux. Me voir me faire remettre à ma place par mon père à du être jouissif pour lui. Sale con. Son regard croise le mien. Je plisse les yeux en focalisant toute ma colère et ma frustration dans mon regard. Au cas où par un quelconque miracle des éclairs y sortent pour le foudroyer sur place. Son sourire s’élargit encore plus. C’est décidé, incident diplomatique ou pas, je vais lui rentrer dans le lard.

-J’accepte vos excuses, majesté. Et en temps que futur maître d’armes de votre fille, je serais lui inclure les quelques notions qui lui font défaut, comme le respect et la maîtrise de soi. Apprentie Alyana , je ne dirais pas au plaisir de vous revoir, car ce ne serait pas la vérité. Donc, je vous reverrai pour vos leçons de combat !

Et sur ce, il tourne des talons et s’éloigne sans un regard en arrière. Mon père pousse un long soupir et se passe la main dans les cheveux.

-Alyana, si mes cheveux n’avaient pas été blancs dès ma naissance, je pense qu’ils le seraient devenus à cause de toi ! Tu as la chance d’être ma fille et  que je t’aime plus que tout au monde car, autrement ça ferais longtemps que je t’aurais fait grillé !

-Ha ! Ha ! Ha ! Très drôle papa ! Je suis morte de rire ! Bon, à part ça, c’est quoi cette histoire d’école ? Parce que j’ai quand même 21 ans et j’ai fini mon éducation depuis un petit bout de temps.

Ma mère se joint à nous. Elle échange un regard avec mon père et me prend dans ses bras.

-Ma chérie. Quand tu t’es transformé en dragon, tu as déclenché une onde magique très puissante. Ton père a ressenti la magie des dragons de feux et de glace. Et moi, j’ai ressentie de la magie élémentale. Dans la prophétie, on parle de la première fille qui possédera toutes les magies. Tu es la première fille, Alyana! Ta magie c’est débloquer et c’est ici que tu pourras apprendre à t’en servir le mieux. Le directeur de cette école est un dragon . Il t’enseignera la magie draconique. Tu suivras des cours des magies elementale que tu domineras. Et tu apprendras l’art des maîtres magiciens. Car vu la puissance de ta magie, tu ne peu être qu’un maître, comme moi. J’ai été formé dans cette école et je n’en suis pas morte. Fait nous confiance et fais toi confiance. Une nouvelle aventure commence pour toi. Hélas, nous ne pouvons pas nous attarder ici. Le royaume de feu à besoin de son roi. Nous nous reverrons très bientôt. Je t’aime de tout mon cœur.

Elle m’embrase sur le front et se décale afin que mon père puisse m’enlacer à son tour.

-Ma puce, soit fidèle à toi-même. Essaie de ne pas détruire cette école, de déclencher un incident diplomatique ou d’agrandir la liste des personnes qui veulent ta mort. Je t’aime mon petit poulet !

J’embrasse mes parents les larmes aux yeux et les regarde partir complètement désespérée. Je me retrouve toute seule dans cette école où je ne connais personne et dont au moins un des professeurs rêve de faire de ma vie un enfer. La seule chose intelligente qu’il me reste à faire, c’est de retourner me coucher. C’est le cœur lourd et l’âme en peine que je retourne dans ma chambre. Je m’allonge sur mon lit et observe l’obscurité s’installer petit à petit. Je n’avais même pas remarqué que nous étions en fin de journée. Mes yeux se font lourds et doucement, je sombre dans un sommeil profond.    

Publié dans : Non classé | le 19 août, 2017 |3 Commentaires »

dernier ajout. le 25/02/18

Je viens de rajouter du texte dans le dernier article.

Bonne lecture.

Publié dans : Non classé | le 1 janvier, 2018 |Pas de Commentaires »

Chapitre 2

 

chapitre 2

portrait Alyana Cheveux longs

 Méfiez-vous des fous et des vieux monsieur ! Car ce sont eux les maîtres du monde.

Une semaine venait de s’écouler depuis mon réveil. J’y ai fait la rencontre de mon homologue dragon, le directeur de cette école, Maître Cruzor. D’ailleurs, c’est avec lui que je passe le plus clair de mon temps. Il essaie d’évaluer ma puissance magique, afin de m’orienter dans mes futures disciplines. Nous passons nos journées au cœur de l’arène blanche, dont Cruzor en est le seigneur. Les seigneurs des arènes, sont les champions du tournoi des suprêmes. C’est un tournoi qui a lieu tous les 5 ans. Les combattants qui le souhaitent s’y inscrivent et le gagnant du tournoi devient seigneur de l’arène dont il est le champion. Dans le Monde, il existe 4 cercles de 4 arènes. Le cercle du sud est composé des arènes du feu, de l’eau, de l’air et de la terre, dont j’en suis le seigneur. Le cercle de l’est possède les arènes Blanche, noir, or et argent. Le cercle de l’ouest est constitué des arènes de diamant, saphir, Rubis et opale. Et le cercle du nord, les arènes de fer, bronze, cuivre et platine. Le seigneur peut être défié par n’importe quels champions des autres tournois de l’année. Pour garder sa place, il doit les remporter. S’il perd, il est déchu de son titre et ne pourra plus combattre en arène. Le vainqueur récupère le titre. Lors de nos séances, je peaufine ma métamorphose. Et oui, c’est officiel je suis un dragon à 100%. Je ne suis plus la princesse latente, la demi-dragonne. J’arrive maintenant à passer d’humaine à dragon et vice et versa en un clin d’œil. Pour les prochaines sessions, nous nous focaliserons sur les jets. Ça va être amusant, je le sens. Il reste encore trois semaines avant la rentrée. Je n’ai pas recroisé mister sexy. Ni personne d’autre d’ailleurs. A croire que le directeur et moi sommes seuls au monde. Et même si Cruzor est une personne avec qui on ne s’ennuie pas, c’est un vieux bonhomme et j’aimerais rencontrer un peu de jeunesse. J’ai l’impression d’avoir vieilli d’un siècle en une semaine. Chaque jour est le même. Je me lève, m’habille et ensuite, je me dirige dans les appartements de mon mentor, nous petit déjeunons ensemble et nous passons la journée dans l’arène. Je rentre dans ma chambre où mon dîner m’attends puis je passe aux bains et quand je reviens, je me couche ! Quand ma mère m’a parlé de nouvelles aventures, j’aurais cru à quelque chose de beaucoup plus palpitant que ça. Donc, me voilà pour une nouvelle semaine avec mon cher maître Cruzor alias maître flashy. Imaginer une palette de couleurs criardes qui, si vous vous n’ y êtes pas préparé, vous grille les rétines à vous rendre aveugle quelques secondes. Visualisez un grand bonhomme fin et sec d’environs ¾ de siècle, chauve, des moustaches en arabesque et une petite barbichette longe jusqu’à la poitrine tressée et agrémentée de perles colorées. À cela, ajoutez des yeux bridés d’un joli gris perle. Des oreilles percées de multiple anneaux et de perles de toutes les couleurs, elles aussi. Il est resté un bel homme avec des traits harmonieux et fins ; ils expriment la douceur et la sagesse. Par contre, je dois dire qu’aujourd’hui question vestimentaire, il s’est surpassé. Il porte une chemise à jabot jaune poussin, un veston vert pomme, un pantalon orange avec des bottes en cuir rouge accompagné d’une redingote argentée. Et le clou du spectacle est un haut-de-forme noir avec 3 plumes de paon blanches. Le peu que je l’ai regardé m’a donné mal à la tête. Assis devant moi, il sirote son thé en sifflotant !

-Petite princesse, il nous reste encore une semaine en tête-à-tête. Les élèves vont commencer à arriver petit à petit et les maîtres aussi. Je ne serai plus disponible pour toi. Donc, cette semaine, nous allons mettre les bouchées doubles. Je le regarde se frotter les mains avec enthousiasme. Son regard pétille d’excitation. Allez savoir pourquoi, mais j’ai le pressentiment que ça va être ma fête.

-Bon mon petit chou à la crème, au boulot !

En une semaine, il ne m’a jamais appelé par mon prénom. J’ai toujours eu droit à un surnom affectueux et chaque foi, il est précédé par le mot « petit ». Petite princesse, petit chou, petit oiseau. Même si je trouve ça mignon, le fait qu’il s’obstine à utiliser l’adjectif « petit » m’agace. Ce n’est pas comme si j’étais vraiment petite. Avec mon 1 mètre 78, je me range dans la catégorie des grands. Et ce n’est pas parce qu’il mesure presque deux mètres qu’il doit se focaliser sur ma taille légèrement inférieure à la sienne. Je ne fais pas 1 mètre 50 les bras levés. Est ce que moi, j’emploie l’adjectif vieux à chaque fois ? Bon en même temps, vu qu’en sa qualité de directeur, il est mon supérieur hiérarchique, j’ai plutôt intérêt à me taire. Nous nous levons et nous dirigeons vers l’arène blanche.

-Mon petit trésor. Tu vas te transformer en dragon et tu vas me cracher le plus gros jet de flamme que tu peux. Tu as déjà craché du feu. Ça ne devrait pas être compliqué pour toi. Tu inspires et tu cherches une étincelle de feu dans ton cœur. Tu la laisses crépiter et atteindre ton souffle pour qu’elle l’embrase. OK ?

J’acquiesce de la tête et me métamorphose. Se transformer, c’est très agréable. Mon corps devient tout chaud comme quand on est sous la couette et que dehors, il fait très froid. Mes muscles, mes os, tout mon corps se met à onduler et s’étirer. J’ai l’impression qu’un millier de mains expertes me massent à l’intérieur du corps. C’est un moment bref, mais un instant de pur bien être. Le pied total. Le seul problème que je rencontre, est d’ordre vestimentaire. Normalement, quand on se métamorphose, les vêtements s’intègrent dans notre nouvelle forme. Une fois que l’on redevient humain, ils se régénèrent. Et comme j’ai un cul bordé de nouille, les miens ne reviennent jamais et je me retrouve toute nue. Heureusement que je ne suis pas pudique. Même si me retrouver à poil devant mon directeur d’école ne fait pas vraiment parti de mes fantasmes.

-Ne t’inquiète pas, mon petit chat. Voir une femme nue, me fait autant d’effet que le pet d’une mouche dans un ouragan.

Sur le moment, quand il m’a dit ça, je ne savais pas si je devais me sentir vexée ou pas. Je ne veux pas paraître vaniteuse, mais il parait que je suis un véritable canon. Mais merde ! Il n’arrête pas de me traiter de petite et en plus, il me compare à un pet de mouche. Je lui éclate la tête maintenant ou j’attends de me retransformer pour le bouffer tout cru ? On me fait suer, depuis de lustres sur mon physique. Je ne sais plus à combien de mâles, de toute nature et d’espèce,  j’ai dû refroidir les ardeurs ! J’ai eu droit à des poèmes, des chansons, des peintures, des gravures, des sculptures et autres louanges de ma beauté ! Je sais que je pourrais paraître vaniteuse. Mais, je dois avouer que je m’aime bien. Comme disaient certains de mes admirateurs, je me trouve carrément baisable. Attention, je précise qu’il n’y a que moi qui puisse utiliser cette expression. Ceux qui l’ont utilisé, sont montés de quelques octaves ! J’ai de longs cheveux d’un blanc lumineux qui descendent souplement jusqu’à ma taille. Des yeux marrons parsemés de paillettes dorées. Un teint halé par des heures passées sous le soleil. Une poitrine généreuse, des hanches pleines et un cul voluptueux. Je ne suis pas faite comme toutes ces princesses oisives. Je n’ai pas un corps fin et harmonieux. Le mien est fait de muscles et de cicatrices. Je suis une combattante. Je m’exerce tous les jours à rendre mon corps plus fort et tonique afin de survivre dans l’arène. J’ai ce qu’on peut qualifier une musculature fine. Mes muscles sont bien dessinés mais pas super développés ! Je ne comprends pas pourquoi, avec mon corps de guerrière, ce vieux bonhomme s’obstine à prendre cet air dégoutté quand il me voit nue ! Je sais que les filles, ce n’est pas sont truc. Mais, nom d’un dragon à plumes, les gonzesses ce n’est pas mon truc non plus. Mais quand une belle femme passe devant moi, je l’admire. J’aime ce qui est beau. Et un canon avec des seins parfaits, un cul parfait, une peau parfaite, un visage en cœur, des cheveux soyeux et un corps de rêve, j’admire. Il est vrai, que je ne vais pas l’aimer. Je vais carrément la détester dans toute sa perfection. Je suis une fille, la jalousie est en moi. Et quand une nana est plus belle que toi, tu l’envies, tu l’admires et tu la hais au plus profonds de toi.

 

-Concentre-toi, ma petite Alyana. Ce n’est pas comme si on devait y passer la journée !

 

Je me concentre et me transforme. Une fois devenue dragon, je cherche cette étincelle au fond de moi. Je la vois. En m’approchant d’elle, je m’aperçois qu’elle est plus puissante que je le pensais. C’est plus qu’une étincelle. C’est une flamme qui danse paresseusement. Elle est lumineuse et chaude. Elle projette des éclats dorés. Elle est chaleureuse et douce. Je dirige mon souffle vers elle. Sa danse devient plus vive. La flamme grossit et devient un immense brasier déchaîné. Il est éblouissant et rougeoyant. Il dégage une chaleur suffocante. Quand mon souffle le rencontre, c’est l’explosion. Tout s’embrase. Ça remonte dans ma gorge et rempli ma bouche à la vitesse d’un éclair. J’ouvre ma gueule et laisse jaillir ce feu ardent. Un jet de flamme de plusieurs mètres sort de ma gorge. Je le dirige vers le ciel pour éviter de transformer Cruzor en grillade. Mon souffle se tari et les flammes aussi. Je baisse la tête et ferme ma gueule. Je regarde le directeur. Il a les yeux exorbités comme deux ronds de flan et la bouche grande ouverte.

 


 

Publié dans : Non classé | le 20 juin, 2017 |1 Commentaire »

petite parenthese

Coucou,

J’espère que jusqu’ici la lecture vous a plu. Très prochainement, je vais faire un peu de rangement. Je vais regrouper le chapitre un en un seul article. Donc, s’il y a des incohérences ou s’il faut rajouter des précision dites le moi.

À bientôt !

Publié dans : Non classé | le 27 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

chapitre 2 (suite 3)

C’est sûr que ce n’est pas le pet d’une mouche que je viens de produire. Attends un peu mon petit gars, je n’en ai pas fini avec toi. Je me concentre de nouveau, et je pars à la recherche d’une étincelle glacer. C’est une flamme aussi juste à coté de la dorée. Elle est d’un superbe bleu glacé et elle se balance doucement. Elle est fraîche et piquante. Je dirige mon souffle vers elle. La flamme se cristallise et explose. Mon souffle devient un brouillard givrant constitué d’une multitude de cristaux de glace qui remonte vers ma gueule. Je lève ma tête vers le ciel et libère mon souffle gelé ! Comme mon jet de flamme, il s’élève plusieurs mètres vers les cieux. La température baisse et tout devient blanc autour de moi. On se croirait un matin d’hiver où tout est blanc de givre. Cruzor est à genoux. La tête penchée et les poings serrer. Son ridicule chapeau est à ses pieds complètement gelé ! Je redeviens humaine et me plante devant lui ! 

- Alyana tu est tout simplement monstrueuse. Je…

Complètement sonné, il s’assoit sur le sol en tailleur. Il pose ses coudes sur ses genoux et enfouit sa tête dans ses mains. Pour ma part, je me suis figée au moment où il m’a comparée à un monstre. Bordel de merde ! Je ne sais pas ce que ce type a contre moi. Mais là, c’est le pompon. MONSTRUEUSE?! Je viens de me prendre une claque en pleine face. Croyez-moi, ça ne fait pas du bien. MONSTRUEUSE?! Ce mot raisonne dans ma tête comme un écho sans fin. Si je possédais un égo démesuré, il venait de rapetisser sérieusement. Oh, la vache ! Heureusement qu’il n’est pas un homme à femmes. Car une chose est sûre, il ne sait pas leur parler. MONSTRUEUSE?! Pourtant, ça déchirait ce que je venais de faire.Je pensais qu’il grimperait aux rideaux. Avoir un mini orgasme devant le show démentiel que je venais de faire. J’en aurais parié ma couille gauche. Même si techniquement, j’en suis démunie. C’est l’expression préférée de mon frère. Et je dois avouer que je l’adore moi aussi. Et puis, on me dit assez souvent que j’en ai une sacrée paire. Donc, c’est comme si j’en avais.Et oui, j’ai un frère. Un jumeau ! On ne se ressemble pas du tout. Nous sommes à l’opposer l’un de l’autre. Le jour et la nuit. Le feu et la glace. Et cetera, et cetera. Nous avons eu droit à une longue liste d’opposé depuis notre enfance. Bref. Je suis née humaine, il est né dragon. Je suis une fille, c’est un mec. J’ai hérité de mon père, il est le portrait craché de maman. Je suis la sœur parfaite, c’est un emmerdeur de première. Mais, il est ma moitié. Il est ce que je ne suis pas, je suis ce qu’il n’est pas. On se complète. Nous formons un tout. Penser à lui me réconforte. Je suis vexée, déçue et furieuse. Alors, comme la fille que je suis, je me mets à bouder. Je croise les bras sur ma poitrine, baisse la tête, fait la moue et tape du pied. Et, celles qui disent qu’elles ne boudent pas, soit elles mentent, soit elles sont plus mature que moi. J’ai envie de pleurer, mais je retiens mes larmes. Je suis une dure à cuire. Peut-être un peu trop soupe au lait. Mais, il est hors de question que je montre à qui que se soit que je suis super émotive. Il ne me reste plus qu’une seule solution pour sauver mon orgueil. L’attaque. Donc, je fais la seule chose que je sais faire à la perfection : râler et jurer.

-Sacrer bordel de merde.Faite chier. Putain ! Je me casse les miches à me bousiller la gueule avec vos flammes de merde et votre glace à la con. Et pour quel résultat ? Pour m’entendre dire que je suis MONSTRUEUSE ! Et ba, vous savez quoi, enfoiré de directeur de mes deux? Vos réflexions à deux sous, vous pouvez vous les mettre ou je pense; et bien profond. Je suis pas venue dans cette école pourrie pour me faire insulter par un vieux fou. Et surtout un vieux fou avec des fringues qui font mal aux yeux. Ok, mon style aussi est pourri. Mais moi, je ne rends pas les gens aveugles à chaque fois que je sors de chez moi. Vous êtes peut-être le grand seigneur ici. Mais dans le sud, c’est moi le grand seigneur. Et le seigneur de 5 putains d’arènes. Celles du sud et la sanglante. Oui la sanglante. Vous savez, celle qui donne des cauchemars aux petits enfants et fait pleurer les plus courageux. Celle qui porte son nom par la quantité de sang qui a peint à jamais son sol ! Et je te jure, mon petit vieux, si tu continu à me manquer un temps soit peu de respect, je te bouffe.

Je suis à bout de souffle après cette tirade. Mon cœur bat à toute vitesse et mon sang pulse dans mes veines. Je n’avais même pas remarquée que je m’étais rapprochée de lui et qu’il s’était relevé. Nous étions face à face. Pieds contre pieds. Nez contre nez. Yeux dans les yeux. Enfin presque. Vu sa stature, il devait baisser la tête et moi lever la mienne. Je ne suis pas à mon avantage. Et cela ne m’enchante pas trop. C’est alors qu’un déclique ce fait en moi. Il m’a appelé Alyana. Sans un « petite ». Oups ! Le gars n’avait peut-être pas voulu m’insulter. Mon show l’avait peut-être perturbé et les mots lui sont sortis sans filtre. Je ne pouvais pas lui jeter la première pierre. J’y étais peu-être allée un peu trop fort. Sale caractère à la con. Je viens quand même d’engueuler le grand patron. Calmée et refroidie, je me laisse tomber lourdement au sol. Je baisse la tête et cache mon visage derrière mes cheveux. J’attends les représailles en retenant mon souffle. Un gloussement se fait entendre. Je lève la tête et le regarde, ébahie. Quand nos yeux se rencontrent, il explose de rire.

-Mon petit volcan. Tu as décidément un vocabulaire bien fleuri. C’est rafraîchissant. Aux noms des dieux, quelle fougueuse jeune femme. Sache, que je n’ai pas voulu t’insulter. Loin de moi. J’ai 737 ans. Et de ma longue vie, je n’ai jamais vue ça. Tes flammes ne ressemblent à aucun feu de dragon. Elles sont rouges dorées et plus chaudes que la lave d’un volcan. Ta glace est d’une pureté absolue et elle gèle tout sur son passage. Il n’y a qu’un dragon qui produit les mêmes jets que toi. C’est la Gardien ! Tu as 21 ans et tu montres une puissance semblable à lui.

Le Gardien ! Oh la vacherie ! Tout de suite les grands mots. Il venait de me comparer à la classe supérieure. Et pas n’importe laquelle. La classe supérieure du monde des divins. Chez les dieux, il existe plusieurs niveaux. À la tête de ce petit monde, nous avons les 4 Pères. Les dieux tout-puissants que nous appelons les Fondateurs. Ils sont les 4 éléments. Le Père Feu, le Père Aire, le père Eau et le père Terre. Ensuite, il y a les dieux Créateurs. Ils sont au nombre de deux. 

Publié dans : Non classé | le 26 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

entre parenthèse.

. Je suis super en retard dans mon écriture. J’ai déjà pas mal de texte sur papier, mais je ne trouve pas le temps de le transcrire ici. Sachez que je fais au plus vite.

PS : ne regardez les dates de publication. Je les modifie pour que mes chapitres apparaissent dans le bon ordre.

 

 

Publié dans : Non classé | le 25 mai, 2017 |1 Commentaire »

chapitre 2 (suite 4)

Danalahia représente la féminité. Elle a été créée par Père Terre et Père Eau. Son symbole est la lune. Elle règne sur la nuit et les passages de l’après-vie. Cernunnoserus représente le masculin. Il a été créé par père Aire et Père Feu. Son symbole est le soleil. Il règne sur le jour et sur le Monde. Ils sont à l’origine de la vie sur terre. Leurs enfants sont les dieux Protecteurs. À leur naissance, leurs parents ont créé des créatures qu’ils devaient protéger. Comme les dieux créateurs étaient très amoureux et faisaient beaucoup de bébés.  Ils peuplaient le monde de pleins de créatures toutes plus différentes les unes que les autres. Les dieux Fondateurs ont eu un peu peur que cela devienne ingérable. Ils créèrent le Gardien. Le premier dragon de l’histoire. Son rôle est de veiller sur les dieux Protecteurs. Quand leurs querelles deviennent trop violentes et menacent l’harmonie de la vie, il rapplique. Il distribue quelques coups de pied au cul et retourne dans sa grotte. Il est beaucoup plus puissant qu’eux. Si on devait comparer les dieux entre eux, je dirais qu’en premier se trouve les 4 Pères. Puis le gardien (il possède l’essence des 4 Fondateurs). Ensuite, viennent les Créateurs (ils possèdent chacun l’essence de 2 Fondateurs) et pour finir les Protecteurs. Alors, pour en revenir à moi, me comparer au botteur de cul suprême me fout un tout petit peu la trouille. Si je réfléchis bien. Mon père est fils de Protecteurs. Il est un dieu de la quatrième génération. Avoir un enfant avec la puissance du gardien n’est pas possible. Surtout, que ma mère ne possède pas de sang divin. Il y a forcement un lézard dans l’histoire ! Je ressemble trop à mon père pour me questionner sur la fidélité de ma génitrice. Pour ce qui est de ma mère, étant sortie de son ventre, je ne me pose pas la question. Je pense qu’il est préférable pour ma santé mentale de ne pas m’attarder sur cette question. Nous dirons tout simplement que je suis une anomalie héréditaire.

-Pour ta gouverne, sache que même si je suis un vieux fou, je suis quand même l’enfoiré de directeur de cette école. Comment tu la qualifies déjà? Pourrie ? Ici, c’est moi qui commande. Je suis le roi, le dieu, la loi et tout ce qui détient le pouvoir. Je suis la petite voie dans ta tête qui te sers de conscience. Je suis la grosse voix de la justice qui donne sa sentence. Je suis le bourreau coupeur de tête et surtout, je suis celui qui détient ton avenir dans ses mains. Alors, la prochaine fois que tu critiques mon style vestimentaire qui est à la pointe du dernier chic, c’est moi qui te bouffe. Souviens-toi qu’après une guerre les seuls survivants sont les vieux fous. Car ils sont assez vieux et assez fous pour savoir comment manipuler le monde. Et finalement, ce sont eux qui s’assoient sur les trônes restés vide.

Je viens de me faire moucher en beauté. Il est fort. Très fort. Je dois reconnaître un maître qu’en j’en voie un. Et là, je viens de faire connaissance avec MON maître. J’ai plus qu’une chose à faire. Me faire pardonner.

- Je m’excuse de mon comportement immature et irrespectueux.

À force de faire le con, mon père m’a fait apprendre la formule de politesse absolue. Un grand sourire illumine le visage de Cruzor. Il se frotte les mains comme un gosse devant une friandise.

- Mon petit bouchon. Toi et moi, nous allons faire des étincelles. Entre ma stratégie, ma diplomatie, ta force, et ton pouvoir, nous allons tous les mettre à genoux. Les premiers qui viendront me chercher des poux, je t’enverrai les bouffer tout crus. Bon, assez parlé politique. Parlons magie. Plus précisément magie élémentaire. Comme tu possèdes le feu et la glace draconique, je suppose que tu dois être sensible à l’eau et au feu.

Ce type est complètement barge ! Il passe du coq à l’âne sans prévenir. Tu as intérêt à bien t’accrocher à ce qu’il dit, autrement, tu es vite largué.  Et depuis quand envoyer un dragon manger les fouteurs de troubles, c’est de la diplomatie ? 

- Nous allons faire le rituel élémentale pour savoir avec quel élément tu es liée. Assis toi en tailleur au centre de l’arène.

Je me dirige au centre de l’arène et m’assois. Cruzor commence à tracer des lignes tout autour de moi en adressant une prière aux pères Fondateurs.

- Je vous sollicite, Pères Fondateurs. Vous qui êtes les éléments à l’origine de la vie. J’amène cette jeune fille à vous afin de trouver sa voie. Aidez-moi à l’illuminer. Éveillez sa magie à son élément. 

Je m’aperçois qu’il vient de dessiner un pentagramme. Il sort d’un sac, des bols et les dépose à 4 extrémités et se place ensuite sur la cinquième.

-Père Feu que ta chaleur et ta lumière nous protège.

Dans le premier bol que Cruzor a posé, une flamme apparaît.

-Père Aire que ta force et ta sagesse nous guide

. Dans le deuxième bol une tornade se met à onduler.

-Père Eau que ta fraîcheur et ton murmure nous apaise.

Le troisième bol se remplit d’eau

. -Père terre que ta douceur et ta générosité nous nourrisse.

Une jolie fleur pousse et éclos dans le quatrième bol.

- Maintenant Alyana, ouvre ton esprit aux Pères Fondateurs, afin qu’ils t’illuminent sur l’élément qui sera ton allié.

Je ferme les yeux et chasse toute pensée de mon esprit. La méditation, je connais. J’aime me recueillir quelques instants avant un combat. Faire le ménage en moi afin d’être la plus concentrée possible dans l’arène. Je m’ouvre à tout ce qui m’entoure. Je sens une légère pression derrière moi. Là, où se trouve le bol de feu. Je laisse cette pression me pénétrer. Tout d’un coup, je sens comme un torrent de lave se précipiter dans mes veines. C’est intense. C’est chaud, mais ça ne me brûle pas. Une immense énergie remplit mon corps et une joie indescriptible se répend en moi. J’ai envie d’éclater de rire et de danser. Une autre pression me titille sur ma gauche, l’ Air. La pression me traverse. C’est comme si un vent régénérant chassait tout ce qui était négatif. Je me sens renaître. J’éprouve un bien-être pur et sain. Une troisième pression sur ma droite. La Terre. Mon cœur se met à pulser dans un rythme lent et rigoureux. Je connais ce rythme. C’est celui que tu ressens quand la terre tremble. Celui que tu entends quand tu te trouves dans une grotte profondément enfouie dans le sol. Ce rythme me fait vibrer toute entière. Je me sens en phase avec la faune et la flore qui m’entoure. C’est comme si je devenais une partie de tous les êtres vivants, animaux ou végétaux, qui peuplent notre monde. Une quatrième pression devant moi. L’Eau. Une fraîcheur me caresse la peau et s’étend sur tout mon corps. Comme une pluie d’été. Un murmure me parvient. C’est un doux chuchotement plein de promesse

. -Ce n’est pas encore le moment, Alyana. Mais bientôt, tu sauras tout. Je te promets que la vérité sur qui tu es vraiment, te seras révélée. Mes frères et moi, nous t’aimons tellement. Nous sommes si fiers de toi, mon enfant. Pour le moment, il faut que tu apprennes et chacun de nous t’apportera notre savoir quand tu seras prête. Épanouis toi. Deviens la magnifique femme que nous imaginons. Nos chemins se croiseront très prochainement, ma fille.

Le silence se fait. Toutes les sensations provoquées par les éléments disparaissent en même temps. Je me retrouve complètement vidée, mais sereine. C’est comme si, il me manquait une pièce d’un puzzle en moi et que je vennais de la trouver. Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas besoin de mon frère pour me sentir entière. Pour la première fois de ma vie, j’étais complète. Enfin !

-Alors, Petite ? Quel élément s’est présenté à toi ?  

La voix de Cruzor me sort de ma torpeur. Je lui raconte ce qu’il s’est passé dans le pentagramme. Au fur et à mesure de mes explications, je vois son visage s’illuminer. Il ressemble à un gosse à qui on aurait offert le jouet de ses rêves. Je suis sûre d’avoir vu ses moustaches frémir à la fin de mon récit. Je le vois partir dans une gigue endiablée, tout en chantant en continue :  »j’ai une championne rien que pour moi. ». Je ne peux m’empêcher de l’interrompre.

-Hé, minute paillon. Je peux savoir ce qui vous rend si enthousiaste ?

-Tu es ce que tout politicien, rêve d’avoir. Une championne. Cela fait très longtemps que je suis le maître de guerre de ce royaume. Et toi, mon petit trésor, tu seras ma remplaçante. Fini les histoires, je t’aime moi non plus avec les autres royaumes. Plus besoin de lécher les bottes aux alliés ou de botter le cul des méchants. Ton nom sera notre arme ultime. À moi les vacances ; je vais pouvoir vivre d’amour et d’eau fraîche avec mon homme.

-Sans vouloir briser vos rêves. Vous n’avez pas une école en plus à diriger ? 

-La délégation. N’oublie jamais ce mot. Il faut savoir déléguer pour bien avancer dans la vie. Plus tu fais les choses par toi-même plus tu vieillis. Le poids des responsabilités est un accélérateur de vieillesse. Regarde moi. Je délègue depuis mes débuts et le temps à très peu d’effet sur moi. Au lieu de gérer toute une population d’étudiants incontrôlables, je contrôle que quelques adultes responsables. Tous passionnés et très impliqués dans leurs rôles. Tu es alliée avec les 4 éléments. Ton emploi du temps va être un vrai casse-tête pour ton tuteur.

-Ce n’est pas censé être vous ?

-Délégation, délégation ! Il me reste 3 semaines pour trouver un volontaire. Attends ! Nous dirons plutôt 2 semaines. Il lui faudra bien une semaine pour te mettre au diapason. En réfléchissant bien, il faut que je t’en trouve un avant ce soir. Je pense que l’adaptation devra se faire en douceur. 

Je ne sais pas si je dois me sentir insultée ou pas. Mais bon avec ce bonhomme-là, mieux vaut ne pas trop réfléchir.Je risquerai de m’en sortir avec la migraine.

-Bon, mon petit bouchon. Nous allons finir la journée maintenant. Je te laisse rejoindre ta chambre. Je vais y faire porter des livres et parchemins sur différents sujets. Tu vas pouvoir potasser un peu et prendre de l’avance sur ton enseignement. Nous les dragons, nous avons la chance d’emmagasiner notre savoir. Il nous suffit de lire un livre une fois et il reste a jamais gravé dans notre mémoire. Je te souhaite une bonne lecture. Moi pour ma part, j’ai un tuteur à te trouver.

Une fois revenue dans ma chambre, je m’allonge sur mon lit. Si je fais le bilan de ma journée, je me rends compte d’une chose. Rien ne sera comme avant. Je viens de découvrir que je suis un dragon aussi puissant que le gardien et que je suis alliée aux 4 éléments. Les paroles de Père Eau me reviennent et tournent en boucle dans ma tête. De quelle vérité pouvait-il bien parler ? Et savoir qui je suis vraiment me laissais perplexe. Je pense bien me connaître. Mais comme je tiens à ma santé mentale, je ne m’attarderai pas sur ces questions perturbantes. Puis, il l’a bien dit. Ce n’est pas le moment. On y réfléchira le moment venu. Beaucoup de choses me passent par la tête. Que penser de mon tuteur directeur. Ce vieux fou avec des goûts vestimentaires qui laissent à désirer, un penchant pour la domination et le pouvoir. Le tout agrémenté d’un coté fleur bleue et paternaliste. Un truc que dit souvent mon père me viens à l’esprit.
 » Les amis de mes amis sont mes amis. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Les amis de mes ennemis sont mes ennemis. Et pour ce qui est des autres, on les garde bien à l’œil et au moindre faut pas, on réagit en conséquance. »
Je pense que je vais le garder à l’œil. Il y a quelque chose qui n’est pas net chez lui. Je ne sais pas quoi, mais ça me titille. Une autre citation de mon père me revient à la mémoire. Et oui, mon paternel dit beaucoup de choses, souvent pour rien dire. Mais parfois, il dit des truc pas con du tout.
« Un ami puissant, même s’il est très utile, peut se révéler très handicapant. Car quand on est en désaccord avec lui, c’est toujours lui qui aura le dernier mot surtout s’il est plus puissant que toi. Et cela, même s’il est dans l’erreur et toi dans la vérité. Donc cet ami puissant, n’en fait pas ton meilleur ami. Car un jour, il pourrait devenir ton pire ennemi. Laisse le vivre sa vie et toi vie la tienne. De temps en temps, faites vous une bonne bouffe pour resserrer les liens. Mais pas trop. Car, à trop serrer les liens, on fini par les casser. »

Publié dans : Non classé | le 20 mai, 2017 |1 Commentaire »

Chapitre 3

 

Chapitre 3

Mérïa

Ce n’est pas parce qu’une sirène ne peut plus chanter qu’elle ne peut pas t’envoûter.

Cinq jours plus tard, je n’ai toujours pas de nouvelles de Cruzor. Par contre, des bouquins et des parchemins, j’en ai eu à la pelle. Je viens de passer cinq jours à me coltiner des pages et des pages de tout et de rien. J’ai eu droit à tous les sujets. L’histoire, la géographie, les sciences et la politique. Ce n’est pas parce que j’ai grandi dans une arène que je n’ai pas reçue d’éducation. J’ai eu un précepteur qui m’a appris les 2/3 de ce que j’ai lu cette semaine. Mais je dois dire quand même que là, ce que je viens de vivre pendant 5 jours, c’était du bourrage de crâne. À quoi cela peut il m’être utile de connaître la reproduction des araignées de mer ? J’ai même eu droit aux étiquettes et traditions des différents peuples du Monde. Le genre de choses qui me fait une belle jambe. C’est mon frère l’héritier. C’est lui, le diplomate qui va de cours en cours faire le beau. Moi le seul contact que j’ai avec les autres peuples, c’est dans mes arènes. Les protocoles, les emmerdes et autre balais enfoncé dans le cul, je les laisse avec plaisir au reste de ma royale famille. Imaginez par exemple, dans la cours des lycanthropes, on ne doit jamais être plus haut que l’alpha. Le roi actuel mesure 1 mètre 55 ! Tout le monde est obligé de plier des genoux en sa présence. Bon, je l’avoue en imaginant mon père et mon frère qui mesure environs 1 mètre 90, les genoux pliés et la démarche de canard, j’ai bien rigolé. J’ai tellement ri que j’en suis tombée de ma chaise. Même, en y pensant maintenant, j’ ai les larmes qui me viennent aux yeux.Un énorme bruit se fait entendre dans le couloir. C’est comme si un pan de mur venait de s’écrouler.

- Non d’une araignée de mer enragé. Il n’y a personne pour se bouger le popotin et venir m’aider dans cette baraque ?

Je dois dire que ma curiosité était piquée. Cette voix est vraiment unique. Rauque et légèrement voilée. Comme si sa propriétaire avait crié pendant des heures. Mais en même temps elle est pleine de sensualité et de féminité. Puis je dois l’avouer, ses expressions et son vocabulaire sont très atypiques. J’en ai lu des trucs sur les araignées de mer. Mais je ne savais pas qu’elles pouvaient choper la rage. Et le Popotin, ce n’est pas un mot inventer pour les gosses ? Faut que je vois ça de plus près. Je me dirige vers la porte et l’entre ouvre doucement. Trois grands coffres ouverts sont imbriqués les uns dans les autres. Des vêtements et des objets non identifiés sont éparpillés partout dans le couloir. Au milieu de ce bordel, se trouve une fille d’environs 1 mètre 70. Elle a les cheveux noirs coupés très court. De grands yeux bleu océan. Une bouche pulpeuse, un teint de porcelaine et elle est toute en courbes. Nos regards se croisent. Son sourcil droit se soulève et un sourire en coins apparaît à la commissure de ses lèvres. J’affiche mon air le plus innocent.

-Tu as besoin d’aide ?

Son sourcil se soulève encore plus.

-Non, c’est bon. Ca va. Comme tu vois, je gère au poil.

Son ironie me fait sourire. Je saisis la perche qu’elle me tend. Je lève les épaules et commence à fermer doucement ma porte.

-Non attends, j’ironisais.

-J’avais deviné. Mais avoue que c’était tentant.

Publié dans : Non classé | le 10 mai, 2017 |Pas de Commentaires »

chapitre3 (suite)

Je sors de ma chambre et commence à ramasser ce qui se trouve à mes pieds.

- Je m’appelle Mérïa. Les hommes de mon paternel m’ont lâchement abandonnée ici. En même temps, ce n’est pas la première fois qu’on m’abandonne. Mais quand même. Ce n’est pas comme si, je suis assez balèze pour porter trois coffres plein à ras bord.

Je la regarde. Je ne peux pas m’empêcher de rire. Elle n’a rien d’une balèze, mais tout d’une poupée fragile. C’est le genre de fille qui enclenche ton côté protecteur d’un regard. Elle a cet air de petite fille sans défense qui ferait craquer n’importe quelle personne possédant un cœur. Comme ces petits chiots ou chatons que tu croises dans la rue et que tu ramènes chez toi, car tu n’as pas pu les laisser tout seul face à la mort et à la dure réalité du monde. À la voir comme ça au milieu de ce fouilli, j’ai qu’une envie, c’est l’adopter.

.- Et le pire dans tout ça, c’est que cette bande de Méduses desséchées m’ont traité de boulet. Moi ! Sois disant que depuis notre départ, je les saoule de mes bavardages futiles et vulgaires. Que je suis indigne de mon rang et blablablabla. Mais, ils ont oublié un truc. C’est qu’un jour, je reviendrai et quand je vais revenir, je vais leur tanner le cuir avec mon fouet ! Je me suis toujours retenue lors des entraînements au combat. Mais la prochaine fois, je lâche la bête.

- Le fouet

?- J’ai été élevée sur un bateau de pirate. Mon père adoptif adorait son fouet. D’ailleurs, on le surnommait le capitaine fouettard. D’un coup de son joujou, il décapitait un homme. Je n’ai pas encore réussi cet exploit, mais je fait pas mal de dégât avec.

C’est à ce moment-là, que je vois le fouet accroché à sa taille. On pourrait croire qu’il s’agit que d’une banale ceinture. Mais en y faisant plus attention, on aperçoit la poignée en cuir tombée dans les plis de sa jupe. Les apparences peuvent être trompeuses. Et je pense que cette fille joue le jeu à fond.

- Où on met tout ça ?

-Dans ma chambre.

-C’est là quelle.

Elle hausse les épaules. Puis, elle se dirige vers la porte à côté de la mienne. Elle l’ouvre et regarde à l’intérieur. Elle me sourit satisfaite.

- Celle-là !

Une fois tout rangé, nous nous vautrons sur son lit complètement crevées. Faut dire qu’elle possède un sacret paquet de fringues et autres trucs de fille. Les trois-quarts sont restés dans ses coffres. L’armoire était trop petite pour tout contenir.

-Alors, mademoiselle la mystérieuse ? Vas-tu enfin me donner ton nom ? Çà éviterait que je te trouve un surnom. Truc ou machin, c’est sympa, mais cela ne te vas pas.

- Je m’appelle Alyana.

-C’est pas mal. Et dis moi Alyana. C’est quoi ta vie ? Et pour répondre à ta question, non, je ne suis pas curieuse. J’ai juste besoin de cerner le personnage. Si on doit devenir les meilleures amies du monde, il faut que je connaisse les bases.

- Bon, ok ! Alors, je suis la princesse Alyana Dedaharko. Fille du roi et de la reine des dragons de feux. J’ai 21 ans et un frère jumeau moins beau que moi. Je suis maître des arènes du Sud et de l’arène sanglante qui n’est pas une légende. J’ai atterri dans cette école parce que… Parce que… Je ne sais pas pourquoi j’ai atterri ici. Enfin, selon la haute autorité parentale, je suis ici pour mon bien. Et comme je suis une gentille fille, j’obéis. Je me transforme en un beau gros dragon qui crache du feu ou de la glace. Je suis alliée avec 4 éléments. Mais le pire dans tout ça, c’est que la magie, je m’en balance, car ce n’est pas ça qui va me permettre de rester vivante dans une arène vue que la magie ne marche pas dedans. À ton tour.

-Pas mal du tout comme base. Pour moi, la question de la famille va être un peu compliquée. Donc, je suis princesse du royaume de corail, fille du roi Nérémos et de Calips grande prêtresse des sorcières des mers. Enlevée pour raison politique et abandonnée par lâcheté. J’ai été recueilli par un jeune pirate qui deviendra plus tard le capitaine fouettard. J’ai vendu mon chant et je suis végétarienne. J’ai retrouvé ma mère à mes 16 ans en lui vendant mon chant. Puis j’ai intégré le royaume de corail à mes 18 ans aux grandes dames de la cours. Faut dire que j’ai grandi avec des brigands et des putains. Et dans le monde pédant et arriéré du monde marin, je fais tache. Ce qui fait qu’ a mes 20 ans quand la magie s’est manifestée en moi mon père m’a envoyé ici pour réparer les dégâts que mes idées jugées révolutionnaires et anarchiques ont causé.

-Alors t’es une sirène qui ne mange pas de viande, qui ne chante pas et qui en plus s’intéresse à la politique ?

-Je ne suis pas une sirène. Je suis une marie morgane. Les sirènes sont nos cousines, des folles furieuses avec un corps d’oiseau et une tête de femme. Moi, j’ai une queue de poisson à la place des jambes. Elles ne chantent pas elle commandent aux vents et aux courants. Nous, nous chantons et commandons aux hommes. Que je t’explique. Quand une marie morgane devient mature, elle part à la recherche de son compagnon. Elle va d’abord chanter sous les océans. Si aucune créature ne lui convient, elle s’en va vers la surface. Une fois à la surface, elle trouve un groupe de sirènes qui l’a prend sous sa protection. La marie morgane devient leur appât pour la pêche. Les folles furieuses demandent au vent et aux courants de trouver un bateau et de le ramener vers leurs récifs. la marie morgane chante pour que les marins engagent leur bateau vers les rochers. Boum! le bateau s’éventre et coule. La chanteuse plonge à la rencontre des hommes, cherche si son compagnon s’y trouve. Si elle le trouve, elle le sauve et ils vécurent heureux et tout le tintouin. Si elle ne le trouve pas, elle les dirige vers les cousines et elles font un joli festin.

-Sympas les cousinades chez vous ! T’as vendu ton chant pourquoi ? Je suppose qu’il devait bien te servir !

-C’est sûre ! Une petite chanson et tout l’équipage de mon père marchait au pas ! J’ai vendu mon chant à cause d’un gars. Terrien, beau brun aux yeux bleus. Moi, j’étais devenu mi-humain mi-poisson sans possibilité de retrouver mes jambes. Donc comme j’étais follement amoureuse, j’ai vendu mon chant pour retrouver mes jambes. Hélas, trop tard quand je suis arrivée sur la terre ferme, il en épousait une autre.

-Putain,c’est vrai ?

-Non. Je suis une sorcière des mers donc je peux devenir complètement humaine si je le désire. J’ai vendu mon chant pour une vengeance. Et je ne regrette en rien. J’ai savouré ma vengeance et je la savoure encore.

Le son d’une cloche nous surprend. Mérïa et moi, nous nous regardons sans comprendre ce qui se passe. Nous nous levons et sortons de la chambre. Plusieurs personnes se trouvent dans le couloir. Ils sortent d’où d’ailleurs ceux-là. De nouveaux élèves, je pense. Merde, tellement accaparées à ranger son bordel, j’ai n’ai rien entendu. Nous les suivons en direction de l’escalier. Arrivée dans le hall, je me rends compte qu’il y a déjà beaucoup de monde. Devant l’entrée principale, se tient Cruzor entouré de 3 hommes et 3 femmes.

- Jeunes gens. Bienvenue à l’école de magie. Tout au long de cette semaine, de nouveaux élèves viendront compléter vos rangs. Ce seront des élèves de deuxième et troisième année. Pour le moment, je vous présente les responsables d’étages. Madame Fartowel et Monsieur Henkisd pour le premier étage. Madame Koskovash et Monsieur Chatzil pour le deuxième. Et pour le troisième Madame Roullier et Monsieur Franche. Si vous avez un problème ou des questions, c’est à eux qu’il faudra vous adresser. Mais la réciproque est vraie si eux ont un problème, ils viendront vous voir. Et pour les petits malins, rebelles et autres allergiques des règles et amoureux des interdits, ils sont tous des porteurs. Donc même quand ils dorment, ou sont occupés ailleurs, ils ont toujours un œil sur vous.

Mérïa me donne un coup de coude dans les côtes.

-c’est quoi un porteur ?

Heureusement que j’avais passé 5 jours le nez dans les bouquins et parchemins. Toutes les créatures qui peuplaient le Monde n’avaient plus de secrets pour moi.

-les porteurs, ce sont des Hommes ou des Femmes qui se sont portés volontaires pour devenir l’ancre d’un esprit. Plus précisément, ils ont postulé pour ça. L’école de magie est composée d’un conseil suprême de 7 magiciens. Les 7 suprêmes sont les fondateurs de l’école. À leurs morts, Danalahia leur a proposé de ne pas franchir de passage vers l’autre monde. De rester en forme d’esprit et de continuer à enseigner aux élèves et conseiller les futurs directeurs. Mais pour cela, ils seront liés à un Homme ou une Femme et à la mort de ceux-ci, ils devront les remplacer et ainsi de suite. Les postulants porteurs qui sont choisis sont pris en charge par l’école ainsi que leur famille et leur descendance. Ce qui au fils des siècles a donné naissance au royaume des mages. Car les porteurs et leur famille ne peuvent quitter le royaume sauf cas exceptionnels.

Publié dans : Non classé | le 9 mai, 2017 |Pas de Commentaires »
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